Peinture contemporaine de Sinan

 

Sinan a vécu New York entre 1980-1995 dans le cercle de Francisco Clémente, Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Jeff Koons, Sandro Chia, avec amour ferme pour la peinture abstrait de Kandinsky, Mondrian et Jackson Pollock, Mark Rothko. Cependant, il n’est inspiré par aucun ; lui qui a entendu les fleuves, grimpé les rochers austères, fréquenté les souks de mille couleurs, de mille textures et matières, partagé dans ses nuits profondes son pain et ses promesses avec les loups de l’orient, aimé sans limite Janane, doué d’une moralité inébranlable, combattu contre la guerre du Viêtnam et les voleurs de la pomme, parlait au désert et à ses hommes touarègues, appris des sciences variées, rencontré la mort dans les mines de charbon, composé les senteurs magiques, suivi au millimètre le corps de la femme et avoir posé ses étoffes, fusionné l’architecture à l’expression intemporelle, ferraillé, coffré, bâti avec des hommes, serré contre sa poitrine des corps d’arbres millénaire pour créer des chaises, des tables à manger, des lieux de retrouvailles, soufflé du verre, apprivoisé le feu, façonné les porcelaines, côtoyé les écrivains indiens, vietnamiens, occidentaux, cherché la Grèce, écouté ses philosophes, Socrate et Platon, cherché et peint les origines des inspirations de la philosophie des philosophes orientaux- iraniens comme Avicenne (Ibn Sina), Al Khawarismi, Al Ghazali.

Il fait témoigner la Torah, la Bible et le Coran, maîtrisé son ego au profit de la création d’enfants, marié, piloté, distingué la lumière, les ténèbres, conscient du temps, du volume, de la distance, il ne peut ressembler à un peintre, il ne peut se vêtir d’un seul costume, il est peintre, architecte, designer, créateurs de senteurs, couturier, agriculteurs, il est juste un passant qui ne crée rien pour rien ; tout pour enrichir l’homme d’une connaissance bénéfique. Il crée pour réduire le cercle de négativité et élargir avec toutes ses forces le champ de positivité, il crée pour réduire à l’homme la distance à la vérité, comme l’arbre qui devient crayon, qui devient bateau et qui devient feu ; comme la raison de la vie.

Son pinceau est à peine mouillé, ses toiles de lins sont de trames très serré et lisses, ses châssis sont fabriqués dans son ateliers indiens en bois rouge ; pas équerre ? Son message évoqué est plus important que la peinture elle-même,  pas d’efforts humains, il s’efface dans ses toiles, un presque « rien » qui court après l’invisible, il fabrique des rencontres sans émotions, sans coup de foudre, mais une fois avec ; l’amour se resurgit jour en jour.

Sa peinture et ses créations ne sont pas sous l’emprise du temps et de ses rides, il n’est pas un mouvement de mode qui se démode, il ne construit son art sur aucun élément périssable ; comme l’homme, les figures, les objets, il ne déforme pas, il ne noircit pas, il aime l’homme mais il le craint ; normal, comme les loups des montagnes.

Alors il s’oblige d’aller sous les étoiles pour créer, loin de la terre, de la gallérie des vanités, des carcasses adoptées ! Loin, pour voir toute la boule bleue à lui, là où il n’y place à aucun racisme, mais pour des fleurs pour abeilles.

Il calligraphie en français, en anglais, en arabe, il n’a pas de frontière, pas de préjugé, il ne fait pas des copies de la nature, c’est à elle la propriété intellectuelle de ses formes, de ses couleurs. Il ne met guère au centre de l’univers l’homme et son nombril, parce que l’univers pourra vivre mieux sans l’homme à la différence du soleil.

En 2026, SINAN présente ses travaux de peinture à l’huile (1995-2025), intitulés « À travers le miroir » mettant en exergue les origines des inspirations arabes, poste Platon, du philosophe iranien du 10e siècle  AVICENNE ( Ibn SINA), le temps, la lumière, le corps, l’équilibre, vous, l’âme, l’amour, la passion, la nuit, le jour, les outils de la conscience, l’intelligence agent, la compassion, le miel, cœur aveugle, le présent et le passé, la connaissance, les moyens, les poissons, la raison de la vie, le feu, la générosité, les illusions, l’univers et la boule bleue !